La première fois qu’on m’a embrassée, je suis morte de Colleen Oakley

Coucou,

La première fois qu’on m’a embrassée, je suis morte en voici un titre original, accrocheur et intriguant. C’est ainsi que ce nomme ce roman écrit par Colleen Oakley, un coup de cœur dont j’avais hâte de vous parler dans cette bullette.

Afin de débuter cet article, je vous propose tout d’abord de prendre connaissance du résumé :

Jubilée Jenkins souffre d’un mal extrêmement rare : elle est allergique au contact humain. Après avoir été embrassée par un garçon au lycée, elle se retrouve aux urgences à la suite d’un choc anaphylactique. Dès lors, elle décide de ne plus sortir de chez elle pendant des années. Mais à la mort de sa mère, Jubilée doit affronter le monde et les gens. Un jour, à la bibliothèque, elle fait la connaissance d’Éric Keegan et de son fils adoptif, un petit génie perturbé. Bien qu’Éric ne comprenne pas pourquoi Jubilée le tient à distance, il est sous le charme…De manière inattendue, leur rencontre va permettre à ce trio irrésistible de s’ouvrir à la vie et à l’amour.

Maintenant, j’ai envie que vous puissiez faire un peu plus connaissance avec l’autrice avant de découvrir mon avis :

Colleen Oakley habite à Atlanta. Elle est rédactrice de divers articles, essais et interviews paru dans le New York Times, Marie Claire et bien d’autres journaux. Avant de devenir auteure, Colleen était même rédactrice en chef de Women’s Health & Fitness. La première fois qu’on m’a embrassée, je suis morte est son deuxième roman.

Comme je vous l’ai dit en introduisant mon article, ce livre a un titre vraiment original, accrocheur et intriguant. Personnellement, cela m’a rendue extrêmement curieuse de découvrir tout ce qu’il y avait derrière. En plus, c’est un roman qui est décrit comme étant feel-good alors cela ne pouvait que me plaire ! Grâce à cette histoire que nous propose Colleen Oakley, nous découvrons un synopsis aux sujets très importants tels que les maladies rares, la différence, l’autisme mais aussi des sujets plus simple comme la famille, l’amour, l’amitié, l’évolution de vie, etc…de quoi nous proposer un récit profond empreint d’émotions et de douceur. Cette création de Colleen Oakley est aussi ponctuée régulièrement de références littéraires ce qui apporte une touche culturelle agréable.

Dans ce roman, nous allons donc suivre l’histoire de Jubilée, une jeune femme atteinte d’une maladie très rare depuis sa plus tendre jeunesse, c’est à l’âge de 6 ans, que les médecins lui ont diagnostiqué cette maladie : l’allergie aux êtres humains. Depuis ce moment, elle n’a vraiment aucun contact possible avec les gens qui l’entourent, elle ne peut même pas recevoir des câlins ou des baisers de sa propre mère…j’avoue que quand j’ai lu les conséquences de cette maladie et ce que cela entraine si elle souhaite profiter d’un peu de bien-être, cela m’a un peu attristée pour elle. Mais bon il vaut mieux ça que des conséquences graves ou même pire, sa mort. À son quotidien déjà bien difficile va se rajouter l’agoraphobie, elle va donc rester enfermer chez elle pendant de très nombreuses années. Nous rencontrons aussi Éric, le second personnage principal. Il sort d’un divorce un peu complexe, sa fille ne veut plus lui parler, il a perdu son meilleur ami et se retrouve à élever le fils de ce dernier. Or, Aja est un garçon introverti, intelligent, cultivé, mais terriblement surprenant. Lorsqu’il est dans sa bulle, il n’a pas conscience de ses actes ou de ses paroles. Ainsi, sans qu’il s’en rende compte, il peut briser faire diverses bêtises plus ou moins grave en se prenant pour un super-héros doté de pouvoirs psychiques, ce qui engendre des problèmes scolaires et des troubles du comportement assez complexe à gérer pour Éric. La personnalité de ce jeune garçon n’est développé qu’après divers chapitres mais j’ai aimé ce petit garçon touchant, avec du répondant et passionné de comics. Étant un peu familière de ce sujet que j’apprends de plus en plus à connaître, j’ai très vite compris que ce jeune garçon était atteint d’autisme, ce qui apporte encore de la profondeur à l’intrigue menée par l’autrice.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’avec Jubilée, nous avons des personnages à la vie vraiment riche.

L’autrice a une très jolie plume et a su nous emmener avec elle dans un jeu d’alternance de points de vue. En effet, certains chapitres sont écrits avec le point de vue de Jubilée alors que d’autres sont écrits avec celui d’Éric, les deux personnages principaux. C’est quelque chose que j’adore, qui je trouve nous propulse dans une irrésistible dynamique qui nous invite à dévorer cet ouvrage et cela nous permet aussi de bien nous mettre à la place de chacun des personnages. C’est vraiment une très belle manière de nous faire découvrir les personnages chacun de leur côté avant qu’ils se rencontrent eux-mêmes. Aja, le fils adoptif d’Éric va lui aussi être un véritable atout à cette histoire. En effet, il va créer un lien d’amitié très fort avec Jubilée. Par son intermédiaire, le sujet du deuil et la difficulté surmonter cette épreuve va être abordé, ces sujets sont aussi abordés par Jubilée elle-même car elle va y faire face. Chacun le gère à sa façon avec complexité quelques fois, explosion ou simplement prise de conscience évolutive. Il n’y a aucun jugement entre chacun des personnages, ils évoluent ensemble et en même temps chacun de leur côté. L’autrice partage avec nous une psychologie globale réellement appréciable et qui passe au-dessus de la romance sans pour autant l’étouffer.

L’autrice évoque beaucoup la thématique des relations de familiales qui est un des thèmes clés de cette œuvre littéraire. Il y en a plusieurs qui passent sous sa plume et malgré la légèreté de celle-ci, on ressent bien les sujets difficiles associés à ce thème. Je trouve que Colleen Oakley a ce don de nous transmettre les messages de façon très réaliste, c’est très agréable car je pense que si cela avait été fait de manière plus romancée, cela aurait perdu en authenticité, ce qui aurait été dommage. Mais là, c’est fait avec brio ! Les personnages sont vraiment top.

D’autres sujets forts sont abordés avec notamment l’allergie de Jubilée qui je trouve évoque non seulement le sujet des maladies rares mais aussi celui des conséquences des maladies avec notamment le sujet des liens sociaux qui peuvent changer. Un sujet que je connais personnellement bien et qui m’a beaucoup touché en le lisant à travers ce récit. J’ai vraiment aimé la façon dont l’auteure a abordé sa maladie. Les émotions de Jubilée sont bien retranscrites : on comprend son manque d’amour maternel, sa crainte du contact humain et du coup sa difficulté à se projeter dans sa vie privée, ses astuces pour continuer à vivre malgré sans sortir de son domicile ou en sortant mais en faisant extrêmement attention, elle nous parle aussi de ses blessures du passé qui ont du mal à cicatriser et qui ont elles aussi leur importance. Ce premier baiser évoqué dans le titre a réellement été une scène traumatisante pour elle.

Ce qui m’a vraiment touchée de la part de l’autrice, c’est qu’elle évoque ce sujet des maladies rares tellement important,sensible, intéressant et tellement rarement évoqué dans la littérature.

La romance est quant à elle présente mais sans prendre toute la place, elle reste douce, tendre, légère, cosy. Cela incite à profiter de la vie, prendre son temps. Colleen Oakley prend le temps de développer la relation des deux protagonistes pour créer une véritable histoire d’amour.Ainsi, chacun garde ses sentiments pour lui et découvre l’autre au fil du temps. On a vraiment l’impression de suivre leur relation. C’est doux et réaliste.

La fin reste pleine d’espoir et colle parfaitement à ce récit feel-good. Colleen Oakley a une plume que j’ai complètement découvert par cette histoire et j’ai vraiment eu un coup de cœur pour son univers.

En conclusion, ma lecture est un joli coup de cœur que j’ai savouré. C’est un livre qui fait du bien, c’est une belle palette d’émotions, de couleurs mais surtout de douceur. L’intrigue est originale et bien menée. La plume est fluide, addictive et légère. On ressent un vrai travail de recherche de la part de l’autrice notamment en ce qui concerne l’autisme, les maladies rares, tous les sujets forts qu’elle aborde dans son ouvrage. Elle le précise d’ailleurs à la fin du livre dans une note, ce qui est très appréciable.

C’est une histoire intéressante, touchante, addictif. Un roman feel-good qui nous invite aussi à nous intéresser à notre développement personnel car cela nous fait nous questionner sur notre propre expérience de vie.

J’espère que cet article vous a plu, n’hésitez pas à venir discuter avec moi. À me dire si vous connaissez cette autrice, si vous avez lu ce roman ou si vous avez envie de le découvrir ?

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3 réflexions sur “La première fois qu’on m’a embrassée, je suis morte de Colleen Oakley

  1. Ping : De mois en mois…juin 2019 – Les bullettes colorées

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