Kupka

Coucou,

Dans cette bullette je vous retrouve afin de partager avec vous mon avis sur l’exposition « Kupka ».

En effet, comme je vous l’ai dit précédemment dans mon article bullette « carnet de bord »d’une journée parisienne avec mon papa (je vous remets le lien si vous ne l’avez pas lu), pendant cette journée, nous nous sommes rendus au Grand Palais afin de voir l’exposition « Artistes & Robots », dont je vous parle ici. Grâce aux conseils des agents du Grand Palais, à la suite de notre déception pour la première exposition, nous sommes parti à la découverte de cette seconde exposition « Kupka ». Et d’ailleurs heureusement qu’ils nous ont conseillé cette exposition car cela m’a permis de continuer à découvrir cet artiste pour lequel je n’avais jamais pris le temps d’approfondir ma connaissance artistique. J’aime vraiment beaucoup Kupka, je vous explique tout dans la suite de mon article.

Qui est Kupka ?

Kupka est l’une des figures les plus importantes de l’abstraction qui émerge au début du XXe siècle comme Kandinsky, Severina, Mondrian, Malevitch et Delaunay.

František Kupka, dit François Kupka est un peintre tchèque né le 23 septembre 1871 et mort le 24 juin 1957.

Pendant les quatre-vingt-cinq années de sa vie, il aura constaté de nombreux bouleversements de l’art, du symbolisme au pop art, en passant par l’impressionnisme, le cubisme et bien sûr l’art abstrait. Mais c’est un artiste qui a toujours voulu garder son indépendance, sa liberté par rapport à toutes les grandes figures de l’Art. Bien qu’il soit un pionnier de l’abstraction, il refusera toujours l’appellation d’artiste abstrait, et s’en expliquera ainsi : «Ma peinture, abstraite ? Pourquoi ? La peinture est concrète : couleur, formes, dynamiques. Ce qui compte, c’est l’invention. On doit inventer et puis construire. »

Cependant, c’est un artiste dont l’œuvre ne s’arrête pas au seul rejet de la représentation traditionnelle ; elle fait remonter une histoire de l’abstraction qui prend sa source dans le symbolisme viennois nourri d’un héritage spirituel et philosophique propre à l’Europe Centrale. Également curieuse de l’évolution scientifique et technique qui ouvre le regard vers l’inconnu, cette abstraction s’impose comme une poésie moderne de la couleur.

L’exposition

Afin que nous puissions découvrir le travail de l’artiste, sa vie, ce qui anime son univers créatif et artistique, l’exposition était divisée en 5 parties avec des explications pour chacune d’entre elles. Le parcours de l’exposition, qui retrace toute la carrière de Kupka, de la fin du XIXe siècle jusqu’à l’après-guerre, permet de comprendre les étapes de sa transformation. La couleur, qui conserve son caractère représentatif dans les premiers portraits parisiens, devient porteuse d’émotions physiques et physiologiques, puis l’instrument du dynamisme, avant de simplifier la peinture en éliminant le sujet, pour régner seule. Ce langage géométrique universel affirme le tableau comme fragment d’un monde d’harmonie où s’abolit la frontière entre le visible et l’invisible.

Comment se compose l’exposition ?

  1. Kupka cherche sa voie.La marque du symbolisme:dès le début de sa carrière artistique engagée dans la première moitié des années 1890 à Vienne, l’œuvre idéiste de Kupka s’inscrit dans un symbolisme ambiant. Exposé en 1895 au Kunstverein de Vienne, son tableau Quam ad causam (Pourquoi sommes-nous créés ?), qui témoigne de cette sensibilité, donne lieu à des discussions sur la représentation moderne des idées.

La vision philosophique de l’humanité que l’artiste s’est forgée trouve son expression dans plusieurs œuvres créées à Paris, telle Méditation (1899), une réflexion de soi qui fait en même temps allusion à la philosophie de Nietzsche et aux idées ésotériques. L’idéalisme symboliste est un des éléments constitutifs des réflexions de Kupka sur le non-figuratif.

Travail pour la presse :de la fin du XIXe siècle aux premières années du XXe siècle, Kupka réalise des centaines d’œuvres graphiques pour la presse : des compositions symbolistes, des reportages d’actualité et des critiques satiriques sur le contrat social. Ces différents registres correspondent aux lignes éditoriales respectives des périodiques auxquels il a contribué :

  • la revue littéraire et artistique Cocorico;
  • les libertaires L’Assiette au beurre, Le canard sauvage ou Les Temps nouveaux de l’anarchisteJean Grave;
  • La Vie en rose, publication modérément libertine et subversive;
  • Das Album, revue franco-allemande « pour vieux garçons» ;
  • La vie illustrée;
  • Ou encore, L’illustration et le Berliner illustrierte Zeitung pour lesquels il a travaillé comme « dessinateur-reporteur».

Si Kupka affirma plus tard que ces travaux étaient surtout un gagne-pain, il n’en reste pas moins qu’ils sont également l’expression de ses convictions de libre penseur qui l’ont rendu célèbre aussi bien à Paris que dans son pays natal.

  1. Un nouveau départ.Histoire et modernité:Travailler aux illustrations de l’Homme et la Terre, la somme encyclopédique d’Élisée Reclus, est l’occasion pour Kupka de se passionner pour l’histoire de l’Humanité, en communiant avec les idées du géographe anarchiste. Parallèlement, il reprend progressivement la peinture. Faisant le lien entre préoccupations sociales et esthétiques, la série des « Gigolettes »est emblématique d’un moment important de la recherche de Kupka sur la question de la représentation. Elle témoigne d’une stylisation archaïsante remarquable des physionomies et des attitudes, ainsi que d’un nouveau travail de la couleur qui va vers la synchromie (Harmonie de couleurs, Impression simultanée de plusieurs couleurs pouvant être réalisée à la machine rotative).

Pour les bibliophiles :après ce travail, Kupka souhaite désormais se consacrer pleinement à la peinture mais accepte d’illustrer encore trois livres de bibliophilie, ayant trait à la Grèce antique : Les Erinnyesde Leconte de Lisle, la Lysistrata d’Aristophane et le Prometheus d’Eschyle. Ces projets l’amènent à approfondir sa connaissance de l’art grec antique, à en apprécier encore mieux l’originalité et la rigueur conceptuelles.

Premiers Manifestes Formels :entre 1907 et 1912, l’évolution de l’œuvre de Kupka est fulgurante. Sans abandonner totalement la figuration, il opte pour une forme de représentation fondée sur l’autonomie de la couleur et amorce son évolution vers la transcription du mouvement. L’Eau (La Baigneuse)de 1906 à 1909 est conçue comme une métaphore de l’espace-temps et de la dissolution de la figure dans la couleur. Autoportrait symbolique de l’artiste, La Gamme jaune(1907) renvoie une image complexe de son auteur, à la fois solaire, rayonnante et mélancolique. La nudité surgit de la nature de La Petite Fille au ballon(1908) correspond à l’idéal naturiste de Kupka et son ballon, préfigure l’envolée lyrique d’Amorpha, fugue à deux couleurs (1912), symbole cosmique du rythme vital du monde.

Esthétique des plans :le volet programmatique de 1911, Portrait de famille, Grand nu, Plans par couleursincarne le passage de la figuration vers l’abstraction ; Kupka passe par une recherche proche du fauvisme expressionnisme marquée par des formes et des couleurs puissantes. Calquée sur le modèle classique de la Léda de Michel-Ange : la pose de Grand nu, Plans par couleurs,conserve un caractère sculptural accentué par le traitement du volume par la couleur. Mais, la division du fond en aplats annonce la nouvelle esthétique des plans par couleurs. Elle s’impose à travers trois peintures de 1910 à 1911 que Kupka montre ensemble au salon des Indépendants de 1912 : Plans par couleurs (Femme dans les triangles), Portrait de musiciens Follot et Le Miroir ovalepartagent une gamme colorée assourdie. Ce sont des compositions nivelées qui tendent vers l’effacement du sujet.

  1. Inventions et classifications. Rupture avec la tradition mimétiquedéjà en 1905, dans une lettre à son ami poète satirique Josef Svatopluk Machar, Kupka affirmait ne plus vouloir peindre que des concepts, des synthèses, des accords…

Lancé dans plusieurs expériences comme la décomposition des volumes ou du mouvement par la couleur, Kupka arrive au constat de l’absurdité et de la malhonnêteté de l’art qui empreinte à la Nature. Selon lui, en rester là ne peut conduire l’artiste qu’à des écueils : trahir la Nature ou trahir sa vision.

Le peintre décide dès lors de rompre avec la tradition mimétique et de créer à partir des seuls moyens de la peinture une autre réalité, purement picturale. Il consomme cette rupture en peignant des œuvres révolutionnaires comme Le premier pas, les Disques de Newton et, bien sûr, Amorpha, fugue à deux couleurset Amorpha, chromatique chaude,exposées au Salon d’automne de 1912. Le public parisien découvre pour la première fois des œuvres totalement non-figuratives.

Ordonnancements dans l’espace passionné de sciences, Kupka s’intéresse à la problématique de l’espace et de la courbure de l’espace-temps. Il partage cet intérêt avec d’autres artistes comme ceux du groupe de Puteaux, soucieux, comme lui, de refléter cette nouvelle vision du monde dans leur création. Excluant toute imitation d’éléments du monde sensible, même de ceux issus de concepts scientifiques, Kupka souligne l’autonomie de l’œuvre picturale, née de la vision d’artiste. C’est dans ce sens qu’il traite la problématique de l’espace et de l’ordonnancement dans l’espace. Il organise l’espace du tableau selon les besoins de son expression plastique au moyen d’éléments formels, tels les lignes, les plans verticaux, horizontaux et diagonaux, ou encore les courbes, en tant que promesse d’une autre dimension. L’espace en tant qu’ambiance présente pour lui des caractères relatifs à l’humain.

Formes irrégulières dans sa systématique formelle, lorsqu’il décrit l’ontologie des verticales, horizontales ou diagonales, Kupka mentionne également les courbes qui expriment la dimension du temps : les cercles, les ovales et les spirales demeurent selon lui des formes abstraites même si elles sont régulières. Il en est autrement des lignes ou des formes irrégulières. L’irrégularité rapproche la représentation picturale d’une description objective et de l’évocation du monde organique. Kupka compare les lignes et les formes irrégulières à des « méandres tortueux »et les qualifie, non sans humour, de « bavardes ».

Points, Lignes, Arabesques lors de son exposition personnelle au Musée des écoles étrangères contemporaines, au Jeu de paume des Tuileries en 1936, où il organise pour la première fois sa création non-figurative selon des critères formels, Kupka intègre le tableau Autour d’un point(1920-1930) dans la catégorie des « Circulaires ». Dans sa systématique formelle, Kupka témoigne de ses connaissances en géométrie de l’espace : il développe une interprétation complexe du point, citant l’unité selon Poincaré par rapport à Euclide, qui tient le point pour indivisible, inextensible. Dans son interprétation du point, Kupka ne néglige pas le potentiel symbolique du point : étoiles, renvoi au macrocosme et au microcosme ésotériques, mais aussi localisation du « moi », définissable seulement par rapport à un autre point fixe, extérieur au « moi ». Autour d’un pointest à considérer comme une œuvre-synthèse de ses réflexions sur la signification de ces éléments formels. Les lignes relient les points dans l’espace du moi créatif de l’artiste et les lignes qui relient les points limites sur le plan créent une superstructure ; les arabesques, figures d’équilibre de lignes rythmées possèdent des qualités narratives et en même temps la force du signe.

  1. Réminiscences et synthèses. Architectures ascensionnellesl’architecture a toujours joué un rôle important dans les réflexions de Kupka sur le caractère essentiel de la création picturale. Elle a constitué pour lui un paradigme : en architecture, la pensée-vision ambitionnant une organisation logique des matériaux les convertit « en dimensions, proportions et positions dans l’espace ». Une œuvre picturale en tant que « réalité abstraite »est constituée, donc construite, à partir d’éléments formels inventés et c’est pourquoi il a considéré, entre autres, le terme « constructivisme »comme le plus approprié pour désigner l’art non mimétique, dont il a été l’un des représentants les plus importants. L’architecture de l’œuvre permet au peintre d’organiser ses visions et de les rendre lisibles pour le spectateur. Tendant vers le haut, ses « architectures ascensionnelles »portent en elles un accent spirituel. L’inspiration peut venir de l’expérience d’un intérieur gothique ou bien de l’observation d’un simple phénomène physique comme la montée, le jaillissement ou l’élévation d’une matière quelconque, phénomène qui peut contenir un message spirituel bien défini, comme dans le cas de Motif hindou (1919) où il est indiqué par le titre.

Formes et structures de couleursKupka a toujours apporté une attention particulière à la couleur comme moyen d’expression, relevant d’ailleurs dès 1912 que son existence implique implicitement celle d’une forme. Dans le chapitre de La Création dans les arts plastiques intitulé « Sens et sentiment de la couleur », il en étudie les usages d’un point de vue physique, psychophysiologique, ou culturel. Faisant référence aux vitraux de Saint-Germain-L’auxerrois, il s’intéresse par exemple aux vitesses de propagation différentes du bleu et du rouge, deux couleurs dont il s’attache à définir le comportement : les bleus donnent « l’impression de rentrer en eux-mêmes »et exigent donc d’être inscrits dans « des formes rectilignes, minces et allongées »tandis que les vermillons et les jaunes orangés doivent « manifester leur exubérance dans des formes souples et arrondies », leur forme expansive débordant les contours « en girations fulgurantes ». Vers 1919, il commence une série appelée plus tard « Formes et structures de couleurs », dans laquelle il détermine la disposition formelle qui correspond le mieux à chaque couleur.

  1. Ultimes renouvellements. La crise du « Machinisme» à la fin des années 20, intéressé par une analogie possible entre les inventions du peintre et celles de l’ingénieur, Kupka crée un ensemble de peintures inspirées par la machine. Ainsi, de manière très soudaine, il introduit dans ses œuvres des éléments tirés de la réalité au risque de dénaturer son projet pictural. Sa création s’en trouve profondément bouleversée et lui-même s’interroge sur la valeur de ces expérimentations. D’esprit baroque, cette série lui permet cependant de redonner une place prépondérante à la géométrie, dans des jeux formels complexes dont l’esprit est parfois assez proche de celui du constructivisme. Tirant parti de cette expérience perturbante, Kupka parvient, au terme d’un processus d’abstraction, à une géométrisation des formes par laquelle il lui semble renouer avec l’esprit de ses premières œuvres non-figuratives.

Abstraction et création : dans les années 30, l’horizon artistique de Kupka s’ouvre à une nouvelle génération d’artistes abstraits entraînée par Theo van Doesbourg, l’un des fondateurs de De Stijl et du groupe Art concret. En 1931, Van Doesbourg invite Kupka à participer à la constitution de l’Association Abstraction-Création pour la promotion de l’art abstrait géométrique. Tout en s’éloignant assez vite du mouvement, Kupka publie plusieurs manifestes dans la revue du groupe pour dénoncer « le mensonge la troisième dimension ». La Peinture abstraite (1930) avec son schéma orthogonal exclusivement fondé sur l’interaction entre les lignes noires et le fond blanc, incarne l’absolu de l’abstraction. Les gouaches et les peintures des années 1930 à 1938 réconcilient le dessin et la couleur à travers des combinaisons de figures géométriques variées. La distribution des équilibres entre plans, lignes et couleurs impose un rythme harmonieux à l’espace. Le carré parfait d’Eudia (1933) renvoie par son titre et son équilibre, à l’idéal de mesure et de perfection, atteint par Kupka.

C comme contrastes :débutée avant la Deuxième Guerre mondiale et poursuivie ensuite jusque dans les années 50, la « série C »prolonge le travail constructif des formes engagé par Kupka au début des années 30 avec ses « Abstractions »en blanc et noir. Ces peintures sont en effet le résultat d’un processus d’équilibrage progressif du « rapport des étendues entre elles ». Le peintre joue aussi sur la « complémentarité des localisations »et, pour une part essentielle de cette création nouvelle, semble revenir à un principe général souligné dans La Création dans les arts plastiques: « Dans tous les arts, la mise en valeur d’une chose se fait par rapport à –et, partant, en vertu de – la présence d’une autre. »D’abord « mobiles », parfois « minuscules », des plans se croisent ou s’évitent, pour donner naissance à des équilibres rigoureux. Les rapports sont également chromatiques, reposant une gamme de coloris vivement contrastés très caractéristique, quand elle ne se limite pas à des camaïeux de gris et de bruns.

Réalités nouvelles :à la fin de la Deuxième Guerre mondiale qu’il a passée réfugier à Beaugency dans le val de Loire, Kupka retrouve son atelier de Puteaux. Après la mort de Robert Delaunay en 1941 et celle de Vassili Kandinsky en 1944, Kupka est un des derniers témoins de l’époque héroïque des débuts de l’art non-figuratif. Cependant le cercle des défenseurs de cet art s’élargit et l’idée, depuis longtemps fondamentale pour Kupka, de la création picturale considérée comme donnant naissance à une autre réalité fait des émules. Se tenant toujours à l’écart, il veille cependant à ce que l’importance historique de son œuvre soit reconnue, notamment en participant régulièrement au Salon des Réalités nouvelles, créé en 1946, où il expose jusqu’à la fin de sa vie, en 1957.

Voici toutes les informations et explications qui sont mise à notre disposition lors de notre déambulation. Des informations qui ont personnellement fait grandir mon engouement pour l’univers de l’artiste.

 

Mon avis sur l’exposition

Cette exposition est vraiment un très bel hommage à tout l’univers de l’artiste. Elle nous permet de déambuler à travers les nombreux tableaux et créations qui traduisent parfaitement le travail de Kupka. Que l’on connaisse l’univers de l’artiste, que l’on continue de le découvrir ou découvre complétement, cette exposition est vraiment parfaite à mes yeux et j’ai vraiment trouvé très passionnantes toutes les informations qui nous étaient transmises en plus des tableaux.

Je vous présente quelques photos de tableaux qui m’ont énormément plu : même s’ils sont très nombreux et que par respect pour l’artiste mais aussi pour toutes les personnes qui ont contribué à la mise en place de cette exposition, je ne vais pas tout mettre. Cela vous permettra aussi, à votre tour de partir à la découverte de cet artiste en vous rendant à l’exposition ou encore en prenant le temps de découvrir son univers sur internet ou dans des livres.

Pour accompagner chacune des photos des tableaux, je vais vous donner mon ressenti sur le tableau mais aussi mettre les informations présentes sur les cartels (petite plaque placée à coté de chaque tableau qui nous apportent des informations sur la tableau). Une petite information qui je trouve est importante car tout le monde ne le sait pas (mon papa a fait l’erreur et après m’a posé des questions une fois à la maison), quand nous nous baladons à la découverte d’une exposition, si nous prenons des tableaux en photos, il est extrêmement important de prendre en photo le cartel avec afin d’avoir toutes les informations nécessaires et ainsi pouvoir garder en souvenirs chaque information des tableaux qui nous ont plu.

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Les Touches de piano. Le Lac, 1909, Huile sur toile.

J’aime cette toile car elle met en évidence non seulement les touches du piano de façon géométrique mais aussi un lac mais des touches de couleurs qui pourrait symboliser des fleurs ou encore des hommes et femmes qui profitent d’un moment au bord du lac. Pour moi, ce tableau exprime le plaisir d’un dimanche au bord du lac par exemple, comme une sorte de guinguette où l’on profiterait d’un moment de détente pour écouter de la musique, faire de la barque sur le lac, se balader. Pour moi, ce tableau est un appel au plaisir, au bonheur, à la détente mais surtout à profiter des diverses émotions que procurent ce genre de moments. Ce tableau met aussi bien en valeur tout le travail de géométrisation, de couleur mais aussi des reflets avec les touches de piano qui se reflètent dans le lac.

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L’Eau (La Baigneuse), 1906-1909, Huile sur toile.

« Non exposée du vivant de l’artiste, cette œuvre magistrale fait partie des « expériences »picturales de Kupka. L’étude des effets optiques du corps et des rochers plongés dans un autre élément est ancrée dans la cosmogonie de la philosophie grecque et dans l’idée du macrocosme et du microcosme, à laquelle renvoie l’hermétique table d’émeraude, citée par Kupka à plusieurs reprises. »

Pour moi, ce tableau m’évoque le plaisir de se baigner, de se retrouver dans l’eau et de se détendre, une eau claire et limpide comme on les aime. Avec ses couleurs bleus, vertes et blanches/crèmes, ce tableau est une évocation à la douceur, à l’apaisement, on aurait presque envie de rentrer dans le tableau afin de pouvoir se baigner dans ce lac.

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Disques de Newton, 1912, Huile sur toile.

« Le titre renvoie à l’expérience optique d’Isaac Newton : tournant à une certaine vitesse, le disque composé des couleurs du spectre est perçu comme gris-blanc. Les deux variantes de l’œuvre mettent en avant deux régimes du disque : à l’arrêt et au commencement de sa rotation. La lumière solaire, le contraste simultané des couleurs, la représentation du mouvement sont les problématiques qui rapprochent ces œuvres de Kupka de celle de Robert Delaunay qui en a fait un des axes principaux de sa création. »

Personnellement, ce tableau m’évoque un disque rempli de couleurs qui tourne ou alors une palette de couleurs liquide ou de pigments que l’on ferrait tourner et qui projettent de la couleur sur leur passage, mais cela peut aussi m’évoquer un CD que l’on aurait accroché au soleil et qui reflèterait des spectres de lumières colorées. J’aime la présence des couleurs du tableau mais aussi le bleu marine du fond qui donne ainsi encore plus de profondeur et de relief à l’œuvre de l’artiste.

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Printemps cosmique 1, 1913-1914, Huile sur toile.

« Avec ses deux peintures intitulées Printemps cosmique, Kupka combine des thématiques qui renvoie à sa période du symbolisme : celle de la floraison printanière et celle de l’espace cosmique. Il donne de cet ordre des choses une image inédite, très colorée, caractérisée par la disposition réticulée des formes qui peut évoquer des structures fractales. »

Cette œuvre est probablement celle que je préfère sur toutes les œuvres de l’artiste. En effet, pour moi, cette œuvre évoque à la perfection et avec beaucoup de poésie l’arrivée du printemps (qui est ma saison préférée), la floraison des fleurs qui comme une nuée d’étoiles (cosmique) se remettent à apparaître pour colorer le monde et le rendre plus beau. Les fleurs sont comme les étoiles qui chaque nuit peuplent le ciel de jolies petites lumières scintillantes mais ici, les fleurs scintillent par leurs couleurs, leurs odeurs mais aussi toutes les émotions qu’elles transmettent et tout le bonheur qu’elles apportent. D’ailleurs, je trouve que dans sa représentation abstraite des fleurs, couleurs et étoiles cosmiques, Kupka a fait apparaître une étoile sur son tableau parmi tous les pétales des fleurs.

 

 

Pourquoi j’aime l’univers de Kupka ?

Ce peintre nous montre par l’évolution de sa peinture, et même toute la révolution de la peinture depuis la fin du 19èmesiècle au du début du 20èmesiècle. J’aime l’univers de Kupka car dans tous ces tableaux, il existe énormément de choses comme l’histoire de sa vie, ses émotions mais aussi toutes ces recherches. Mais surtout, Kupka utilise la couleur, couleur que j’adore et ici, dans ses tableaux, Kupka fait garder à la couleur son caractère représentatif lors de la création des premiers portraits parisiens qu’il a fait, puis petit à petit fait évoluer son utilisation et la couleur devient alors porteuse d’émotions physiques et physiologiques, puis l’instrument du dynamisme, avant de prendre toute la place dans les tableaux afin de simplifier les œuvres. Ce langage géométrique universel et coloré affirme le tableau comme fragment d’un monde d’harmonie où s’abolit la frontière entre le visible et l’invisible.

En conclusion, j’ai passé un excellent moment à découvrir cette exposition, je vous la conseille fortement. L’univers de l’artiste me plait énormément, l’utilisation de la couleur ainsi que ce qu’il transmet grâce à celle-ci y apporte encore plus d’importance pour moi.

Exposition du 21 mars au 30 juillet 2018 au Grand Palais à Paris.

J’espère que cet article bullette avis sur une exposition vous a plu. N’hésitez pas à venir discuter avec moi. Me dire si vous aussi vous avez vu cette exposition ? Ce que vous en avez pensé si c’est le cas, si elle vous tente si ce n’est pas le cas ? Que pensez-vous de l’artiste et des œuvres qui m’ont plu ?

Personnellement j’ai pris énormément de plaisir à vous écrire cet article et partager avec vous ce bon moment artistique.

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Une réflexion sur “Kupka

  1. Ping : Klimt – « Rêve ta vie en couleurs, c’est le secret du bonheur. » Walt Disney.

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