Artistes & Robots

Coucou,

Dans cette bullette je vous retrouve afin de partager avec vous mon avis sur l’exposition « Artistes & Robots ».

En effet, comme je vous l’ai dit précédemment dans mon article bullette « carnet de bord »d’une journée parisienne avec mon papa (Une journée parisienne avec mon papa), pendant cette journée, nous nous sommes rendus au Grand Palais afin de voir cette exposition. Mon papa avait très envie de la découvrir et pour ma part cela m’intriguée mais au final, nous avons été déçus.

Je vous explique tout.

 

 

Une petite présentation de l’exposition

Cette exposition nous invite à expérimenter et découvrir des œuvres d’art créées à l’aide de robots de plus en plus sophistiqués.

En effet, dans cette exposition, de nombreux artistes donnent accès à un monde digital immersif et souvent interactif, à une expérience sensible du corps augmenté, de l’espace et du temps bouleversés.

Dans notre monde de plus en plus robotisé, ces artistes s’intéressent aux nouvelles techniques jusqu’à l’intelligence artificielle qui est potentiellement en train de révolutionner l’existence des humains ainsi que la condition de l’œuvre d’art : sa production, son exposition, sa diffusion, sa conservation, sa réception ainsi que ce qu’elle exprime au spectateur.

Dans cette exposition nous sommes prévenus, le « règne »de l’intelligence artificielle peut nous aider dans notre quotidien autant qu’il peut nous menacer et s’ériger en maître, réduisant ainsi l’être humain à de simples esclaves au service de la performance.

Les artistes ont une longue expérience : en effet, depuis les grottes préhistoriques, ils ont toujours détourné la technique pour la mettre au service d’un but pour la soumettre à leurs interrogations en tant qu’artistes et à leurs univers.

C’est ainsi qu’au fil des années, les artistes et les robots se sont liés pour créer de nouvelles œuvres d’art. Des logiciels de plus en plus puissants donnent aux artistes et aux œuvres une autonomie toujours plus grande, une capacité de générer des formes à l’infini ainsi qu’une interactivité avec le public qui modifie parfois le jeu créer avec l’œuvre.

Ici, dans cette exposition, la sélection d’œuvres rassemblée s’appuie sur les interrogations des créateurs qui correspondent aussi aux nôtres en tant que spectateur. Ces interrogations sont les suivantes :

  • Qu’est-ce qu’une œuvre d’art?
  • Que peut bien faire un robot que ne peut pas faire un artiste? Quelle est l’utilité du robot dans l’art ?
  • S’il est doté d’une intelligence artificielle, un robot peut-il avoir de l’imagination?
  • Qui décide dans la création de l’œuvre: l’artiste, l’ingénieur, le robot, les spectateurs ou tout le monde ensemble ?
  • Faut-il avoir peur des robots? Des artistes ou plutôt des artistes robots ?
  • Une création peut-elle être considérée comme œuvre d’art si elle est créée par un robot?

Voici toutes les questions auxquelles va devoir essayer de répondre l’exposition. Pour cela, l’exposition est partagée en plusieurs parties :

  1. La machine à créer.L’art et la littérature ont toujours rêvé de créatures artificielles capables de remplacer, voire dépasser les humains. Au XIXe siècle, Marie Shelley invente un premier héros de science-fiction, Frankenstein, l’inventeur d’un monstre qui finit par me menacer de détruire l’humanité.
    Le mot « robot»est employé pour la première fois sur une scène de théâtre, à Prague, en 1920, dans une pièce de Karel Capek, où les machines esclaves se révoltent. Dès les années 1950, les artistes eux aussi bricolent des robots pour créer, peindre, danser, composer de la musique. Dans la lignée des pionniers (Schöffer, Tinguely, Paik), des créateurs de toutes les disciplines inventent les champs numériques, avec à leur service des outils qui donnent à leurs robots une autonomie croissante. Les machines gagnent en indépendance et leurs mouvements sont parfois si physique qu’on leur prêterait presque une dimension animale ou humaine, voire une psychologie.

Voici l’histoire de cette première partie de l’exposition, une première partie qui nous invite déjà à réfléchir aux nombreuses questions que je vous ai dit précédemment, qui nous invite à remettre notre pensée en question et vraiment s’interroger sur les robots, pourquoi avoir eu besoin de les créer si nous pouvions tout faire nous-même ? Vont-ils finir par révolutionner notre monde ? Prendre la place des artistes ou plutôt collaborer avec eux ? De nombreuses questions dont nous avons les réponses au fil de notre découverte de cette exposition, mais qui je ne sais pas pourquoi me laissent perplexe, je ne comprends pas pourquoi les robots devraient prendre autant de place ou nous remplacer dans nos vies alors que ce sont quand même nous, êtres humains qui les avons créés ? Je continue donc ma découverte de l’exposition en espérant être moins perplexe au fur et à mesure.

  1. L’œuvre programmée.Le robot devient invisible. Avec les programmes informatiques et algorithmiques, la technique disparaît au profit de formes générées à l’infini et qui peuvent changer en fonction du mouvement des corps. Les artistes ne passent pas de la réalité au rêve ni du matériel au virtuel, ils expérimentent de nouvelles techniques. La palette est un tableau de nombres aux combinaisons illimitées donc dépourvue de pigments, de couleurs qui ne sont pas « réelles»dans le sens où ce sont des couleurs obtenues grâce à des pixels et de bullettes que l’on pourrait mélanger.

La question du tempo (de l’œuvre) devient fondamentale en effet, une fois que l’œuvre est imaginée, tout va très vite aussitôt penser, aussitôt fait. Les Formes naissent de l’ordinateur en temps réel. Les images prolifèrent, s’effacent pour laisser place à d’autres, qui se métamorphose à leur tour. Elles deviennent si autonomes qu’elles semblent remettre en question l’autorité de l’artiste qui délègue à la machine une partie de son pouvoir. On sait comment l’œuvre commence mais pas quand ni comment elle finira.

  1. Le robot s’émancipe.En 1951, le mathématicien Alan Turing se demandait si un calculateur numérique pouvait penser. Dans cette lignée, le chef de fil controversé du transhumanisme, Ray Kurzweil, promet une intelligence artificielle absolue appliquée à tous les domaines sociaux et intimes dans un avenir proche. Il appelle à comprendre et à dominer le fonctionnement du cerveau humain en vue d’une évolution qui nous rendrait plus performants, immortels et téléchargeables. À l’opposé de ce nouveau genre de prophétie, des penseurs font remarquer qu’aucune démonstration scientifique ne permet de penser un tel futur. Des artistes s’emparent de l’atmosphère de ces nouvelles explorations en utilisant le Deep Learning (l’apprentissage sophistiqué des robots), voire en le parodiant ou en le détournant. Alors même que nos vies sont de plus en plus connectées et gérées par des systèmes artificiels, leurs œuvres d’art nous donnent à penser, à ressentir, et à rire des robots.
  1. À la fin de l’exposition.
    Les œuvres qui descendent du robot comme nous descendons du singe parlent de poésie, de politique, de philosophie. Elles nous obligent à revoir la mesure de l’humain. Elles sont l’objet d’un travail en commun où s’affairent l’artiste, l’ingénieur, le robot et nous qui passons en modifiant des œuvres interactives. Le robot devient donc co-auteur et co-artiste. Nous rendra-t-il encore plus humain, plus artiste ou plus robot ? Prendra-t-il notre place dans les années à venir ? Disparaîtra-t-il ? Ou restera-t-il un coéquipier pour les artistes et ainsi aidera à développer une nouvelle forme d’art?

 

Comme vous avez pu le lire, chacune des parties qui composent l’exposition nous invite à faire de nombreuse découverte mais surtout à nous poser énormément de questions. Une exposition qui se veut vraiment interactive avec le spectateur que ce soit dans les œuvres elles même ou par les questions que l’on se pose ? Mais alors, qu’ai-je pensé de cette exposition ? Je vous invite à lire la seconde partie de mon article afin de le découvrir.

 

 

Avis sur l’exposition

Comme je vous l’ai dit dans l’introduction de mon article, avec mon papa nous avons été déçus par cette exposition. Alors vous allez vous demandez pourquoi ? Je vous avoue que je pense que nous nous attendions a quelque chose de complètement différent, peut-être beaucoup plus futuriste et « paranormal », quelque chose qui aurait été créé juste pour l’exposition, pour nous faire voyager dans le futur et peut-être même l’impossible le temps d’une exposition. J’avoue que personnellement je n’ai pas vraiment trouvé d’œuvres coup de cœur, sauf deux dont je vais vous parler dans la suite de mon article, mais il n’y a pas eu d’œuvres qui m’ont vraiment passionnées au point que je me dise que je pouvais avoir envie de revenir vous cette exposition. Au contraire, je peux vous dire que c’est une exposition que j’ai vu une fois et cela me suffit, je peux même vous dire que je me suis presque ennuyée. Moi qui suis passionnée par l’art, ici cela ne m’a absolument pas absorbée. Ce n’était pas fait pour moi. J’aime beaucoup la philo et me poser des questions mais ici, cela ne m’a pas plu.

Pour moi, des robots sont des créations de l’être humain pour aider au quotidien et dans nos vies mais en aucun cas ils ne doivent nous remplacer ou faire les choses à nos places si nous en sommes capables. Je ne veux pas que les artistes soient remplacés par des robots. Pour moi, chaque œuvre qui est créée transmet une histoire et une émotion et je ne vois pas comment c’est possible avec un robot. Je n’ai vraiment pas aimé cette exposition mais il y a quand même deux « œuvres »faites par des robots/artistes qui m’ont interpellées et peut-être un peu impressionnées, je trouve ça fantastique.

Alors quelles sont ces œuvres et qui sont les artistes/robots ?

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  1. L’œuvre de Patrick Tresset qui est un artiste français, né en France en 1967 et vit et travaille à Londres. Il développe et présente des installations théâtrales et robotisées, de robots: acteurs qui sont des évocations d’humains. Ces installations utilisent des systèmes quantitatifs qui introduisent des aspects artistiques, expressifs et maniaques au comportement des robots. Ces systèmes robotisés sont sous l’influence de la recherche sur le comportement humain ou plus précisément et scientifiquement, comment les artistes font des marques qui représentent leurs œuvres ? Comment les humains perçoivent des œuvres d’art et comment les humains se rapprochent des robots. L’artiste développe des robots et systèmes quantitatifs autonomes afin de produire des séries de dessins, de peintures et d’animations.

Ici, dans cette œuvre que j’ai pu découvrir, appelée « Human Study #2, La Grande Vanité au corbeau et au renard » (2004-2017), ce sont trois robots qui dessinent un renard, un corbeau et un crane. Ce sont des dessins réalisés sur du papier avec des stylos billes. Comme je vous l’ai expliqué dans ma petite présentation de l’artiste, il créé et expose des installations théâtrales autour d’agents robotiques en guise de dessinateurs. Son œuvre « Human Study #2, La Grande Vanité au corbeau et au renard »s’inspire des célèbres vanités allégoriques peintes au XVIIème siècle. Placés devant la Vanité, les trois robots possèdent chacun un seul bras et un seul œil, le strict nécessaire pour réaliser un dessin d’observation. Leurs corps sont des vieux pupitres d’écolier sur lesquels sont posées des feuilles de papier. Leur technique de dessin s’appuie sur celle de Patrick Tresset mais passe par l’intermédiaire de leurs caractéristiques physiques et technologiques propres en tant que robot. Cette œuvre donne donc à mes yeux de l’importance au travail de l’artiste mais aussi à celui du robot.

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Pourquoi j’aime cette œuvre ? J’aime cette œuvre car je sais qu’en tant qu’artiste, c’est une œuvre qu’il peut créer lui-même et qui donnera forcément un très beau dessin. Mais ici, je trouve justement intéressant de pouvoir voir ce qu’un robot doté de la vue va pouvoir créer. Le dessin n’est pas du tout le même et je trouve intéressant de pouvoir comparer les deux. Personnellement, je dessine et je sais que si je me mets à dessiner les mêmes éléments, ils vont être dessinés avec de la couleur et plus ou moins de détails mais ils seront complément différents de ce qu’un robot pourra faire s’il est à côté de moi et qu’il observe la même chose. Je vous mets le lien de son site internet sur lequel vous pouvez trouver des vidéos (Patrick Tresset) que je trouve vraiment impressionnante et qui montre à la perfection le travail effectué par les robots. Cela m’impressionne et je trouve que les dessins et œuvres ont un cachet mais qui est différent de celui que ferrait l’artiste. Cette première œuvre m’a vraiment impressionnée tant par le travail de l’artiste qui a eu l’idée de créer ces installations robotisées, tant par le travail de dessin et la technique des robots eux-mêmes.

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2. L’œuvre de Michael Hansmeyer qui est un artiste allemand né à Bonn en 1973. Michael Hansmeyer est un architecte et programmateur qui explore l’utilisation d’algorithme et le calcul pour produire la forme architecturale.

Ici, dans cette œuvre appelée « Astana Columns », ce sont 20 000 feuilles de papier carton découper au laser que nous pouvons observer. Michael Hansmeyer qui formé à l’architecture et à la programmation informatique, comme je vous l’ai dit dans sa petite présentation, crée des outils pour dessiner « le non-dessinable et imaginer l’inimaginable ». Il écrit des algorithmes capables de concevoir sur ordinateur des formes composées de plusieurs millions de facettes et qui ne pourraient être dessinées à la main. Dans « Astana Columns », une colonne dorique forme la base du projet. Elle évolue au gré d’un processus de production capable de générer une forme à toutes les échelles, aussi bien dans ses proportions générales et ses courbes que dans les plans de plus en plus petits pour aller jusqu’à ses microstructures. Il en résulte une série de colonnes toutes distinctes les unes des autres mais avec une forme une forte cohésion d’ensemble.

 

Pourquoi j’aime cette œuvre ? Je trouve absolument impressionnant ce travail architectural robotisée avec des feuilles de papier cartonnées. Sincèrement, quand je suis rentrée dans la pièce de cette installation plastique, si je n’avais pas lu le cartel après, jamais je n’aurais pu dire que c’était du papier. Et effectivement, une fois que l’on se rapproche on voit bien que c’est une œuvre en papier. Et je trouve cela juste merveilleux.

Je vous mets le lien du site internet de l’artiste (Michael Hansmeyer) si vous souhaitez aller découvrir un peu plus son travail, personnellement j’ai un véritable coup de cœur pour son univers artistique.

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Détails de l’oeuvre

 

J’espère que cet article bullette avis sur une exposition vous a plu. N’hésitez pas à venir discuter avec moi. Me dire si vous aussi vous avez vu cette exposition ? Ce que vous en avez pensé si c’est le cas, si elle vous tente si ce n’est pas le cas ? Que pensez-vous des deux œuvres qui m’ont plu ?

 

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4 réflexions sur “Artistes & Robots

  1. Ping : Kupka – « Rêve ta vie en couleurs, c’est le secret du bonheur. » Walt Disney.

  2. Ping : Klimt – « Rêve ta vie en couleurs, c’est le secret du bonheur. » Walt Disney.

  3. Très intéressant! J’ai eu l’occasion d’écouter de la musique créée par des machines « intelligentes »; pour l’instant, c’est encore assez décevant… Mais pour les arts visuels, il y a des choses qui interpellent, c’est vrai!

    Aimé par 1 personne

    1. Merci ☺️
      Cela doit être surprenant de la musique créer par des machines comme ça, la musique a une place très forte dans ma vie et je trouve essentiel d’y ajouter des émotions pour que cela fasse une jolie musique alors je me demande comment font les machines pour créer tout ça
      Oui niveau visuel j’ai été agréablement surprise

      J'aime

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